DETENTE, LA PAUSE FEMININE

Mon Visionboard ou tableau de visualisation : l’inspiration et les envies prennent vie !

Janvier c’est le mois idéal pour penser à ce que l’on veut faire de cette nouvelle année. (même si on peut à tout moment décider de ce que l’on veut 😉 )

Les résolutions sont une tradition, mais faire une bucket list, ou tout simplement la liste de ses envies peut également aider à se recentrer sur ce que l’on souhaite vraiment.

Le bullet journal aide à s’organiser, là où le vision board aide à s’équilibrer.

Pas de changement radical ou de grands investissements : simplement mettre par écrit et visuellement ce qui nous inspire et ce que nous voulons faire entrer dans nos vies … un programme créatif, un rapprochement vers le vrai « soi », se sentir au bon endroit, s’ancrer dans ce qui nous fait sens … Bref être bien et heureux : simple ? 😉

Pour des projets d’écriture, entre autre, j’utilise souvent la technique du mood board.

Sur un tableau, je positionne les images d’une ambiance que j’ai imaginé, les personnages que j’ai dans ma tête peuvent ressembler à des gens existants ou avoir des traits de caractère que je peux matérialiser par une citation ou un décor. De même que pour les lieux que j’ai créé de toute pièce dans mon imagination, je peux retrouver des photos de paysages qui reflètent bien l’appartement de mes protagonistes ou leur maison de vacances. Le plus souvent c’est sur Pinterest que je pars flâner avec les mots clé qui vont aller piocher dans mes idées.

Pour le vision board, ce n’est pas juste une envie particulière ou un projet unique, c’est une organisation désordonnée de tout ce qui m’anime et que je veux voir apparaître ou réapparaître dans ma vie, ce qui me donne envie de créer, qui me met de bonne humeur, me donne de l’énergie positive.

C’est près de ce cadre composé d’images agréables que je viendrais me ressourcer et puiser la force les jours de moins bien, ou recentrer ma concentration quand je partirais dans tous les sens.

Un outil formidable qui va me guider dans mes choix !

Lancez une playlist, allumez une bougie, détendez-vous et gardez en tête vos objectifs !

  1. Rassembler le matériel 

Pour le faire, j’ai hésité entre plusieurs supports.

Un grand carton recouvert de tapisserie : facile et cela ne coûte rien !

J’ai choisi un papier peint imitation marbre : ne dit-on pas « des paroles gravées dans le marbre » ? Cela donnera encore plus de poids à cet engagement avec moi-même. Finalement il me servira simplement de moodboard pour mon prochain roman en cours d’écriture 😉

J’avais aussi envie d’utiliser un tableau de liège. Assez grand.

Je l’avais déjà mais j’avais envie qu’il reflète parfaitement mon état de renouveau du moment, alors j’ai repeint le contour en blanc.

J’ai placé du papier peint sur le liège pour l’éclaircir et l’harmoniser avec le reste. (Cela me permettra également de changer ce fond si je change d’inspiration en cours d’année).

J’ai également une grande planche épaisse de bois clair (récupérée aux encombrants ;-)) : j’aime aussi beaucoup cette matière.

Chacun trouvera le support qui lui convient le mieux.

Niveau teinte, pour l’instant je suis partie sur du noir et blanc. Les couleurs peuvent être très positives mais là j’avais besoin de me recentrer sur l’essentiel, la simplicité qui seront mes mots totem pour cette année et ce sont donc les nuances de gris et le minimalisme qui m’ont de suite attirée.

2. Chercher l’inspiration, commencer le travail de visualisation

Ensuite je suis allée sur Pinterest et j’ai commencé à chercher les images qui correspondaient à mes grandes aspirations.

https://www.pinterest.fr/pteapotes/vision-board-2018-inspirations/

Puis je me suis amusée : j’ai pris le temps de bien regarder chacune des lumières qu’elles me renvoyaient.

J’ai vraiment ancré ce moment pour me rappeler ce qui compte pour moi et ce que je veux prendre en priorité pour remplir ma jauge de vitalité et de bien-être.

J’ai pensé à mes mots totem.

Un mot totem est, tout comme les images, un mot qui nous inspire, une valeur que l’on veut s’insuffler ou retrouver, une action que l’on se souhaite, des petits talismans qui nous font du bien.

Mes mots seront : liberté, simplicité, essentiel, écriture, lecture, apaisement, mojo, pulsion, pulsations, adrénaline, équilibre, force …

Je me suis fait ce cadeau : me recentrer sur mes besoins fondamentaux et pouvoir les avoir face à moi chaque jour.

C’est un véritable outil de développement personnel et de coaching.

Ce chemin peut être même douloureux, car on voit à côté de quoi on est passé, ce qu’on a fait taire ou mis de côté.

Pour laisser de la place aux envies de son conjoint, pour ne pas avoir à défendre un autre point de vue, pour remettre à plus tard, pour être mieux être accepter par les autres.

On peut passer à côté de soi sans s’en rendre compte. Parce que le temps passe vite, parce qu’on se dit « plus tard », « demain », « le mois prochain », parce qu’on attend d’avoir + d’argent, + de temps … mais il suffit de s’autoriser certaines choses, ou juste se laisser porter par nos envies les plus simples, les plus réalisables au final … celles qui nous demandent juste de mettre un pas devant l’autre mais de devenir acteur de sa vie, et ne plus la subir en la regardant passer, comme on regarde un train sur le bord d’un quai.

Se rappeler aussi celle qu’on était à 10 ans, à 20 ans … et ne pas trahir les idéaux de cette femme en devenir, retrouver ce qui n’a pas changé en nous.

3. Passer à l’action !

J’ai ensuite assemblé toutes ces images, photos, citations, dessins, et même partitions, sur mon tableau !

Je n’ai pas attendu, même si j’étais passée par une phase difficile en voyant certaines images (oui c’est bizarre, cela a agi sur moi comme une véritable thérapie, mais j’ai pris conscience que je devais être encore plus vigilante sur mes choix, que je devais écouter mon instinct mais ne pas répondre spontanément, apprendre à dire non aux autres pour mieux me dire Oui à moi-même, et surtout surtout toujours garder en tête ce qui est le plus important pour moi, ce que je veux pour moi !).

J’ai donc de suite compilé tout ça, impatiente au final de voir ce qui m’attendait !

J’ai laissé quelques espaces libres pour mettre des photos de mes proches : famille et amis.

Je lui ai ensuite trouvé sa place pour que je puisse le voir au mieux tous les jours : dans mon bureau, là où je suis la plus créative, inspirée, centrée, concentrée. Mon petit sanctuaire, mon autel créatif 🙂

Ainsi au-delà du fait d’avoir une déco qui me ressemble, je me laisse bercer et motiver par ce regroupement rassurant de tout ce qui m’apporte sérénité et énergie positive. C’est un apaisement et un coup de boost permanent !

4. Le regarder souvent et ne pas hésiter à le faire évoluer !

Il va agir comme un catalyseur et il aide à avancer dans la bonne direction ! Un peu comme un GPS dont on a entré la bonne adresse : on ne peut pas se tromper de destination, car on l’a sous les yeux !

Par contre il se peut que l’on change le parcours en chemin, on a le droit ! Moins de poésie et + de violence, c’est aussi la vie ! Ajouter de la magie ou de la douceur, vous en aurez besoin en abondance à certaines périodes.

Bref puisez dans votre vision board et alimentez-le de votre inspiration : c’est un échange avec soi-même, ni plus ni moins ! Donnez-vous ce que vous offririez à votre meilleure amie : de la bienveillance, des fous rires, un coup de pied au cul aussi parfois, un cocktail !

Voici des livres (souvent en anglais) sur le sujet




J’y ai ajouté un coin à bougies et une guirlande lumineuse, pour un côté HYGGE : vous connaissez ce mode de vie scandinave ? On en reparle bientôt 🙂

Avez-vous déjà fait un vision board ?

N’hésitez pas à me partager vos envies, et vos vision board sur Instagram avec le hashtag #pteavision !

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LA PAUSE FEMININE, Les cheveux blancs

50 nuances de gris : assumer les cheveux blancs avant 40 ans ? Mon projet #mygrayhair #1

A 16 ans j’ai eu ma première coloration : une mèche rouge dont j’étais ultra fière ! Et ainsi j’ai pu jouer avec les couleurs comme avec les tenues … j’ai longtemps considéré la coloration maison comme un jeu et un plaisir au même titre que choisir un accessoire de mode.

C’était mon rouge à lèvres, moi qui me maquillais peu. Jusqu’à ce que ce soit presque mon identité : de grandes mèches noires, le total rouge claquant, les mèches blondes …

A 25 ans mes premiers cheveux blancs : 2-3 sur le devant, que j’arrache allègrement. Il n’y a finalement que moi qui les vois. Peu de coloration (une grossesse, un long allaitement : moins de temps, moins d’envie). Je reprends lentement le chemin du salon de coiffure et des colos maison deux à trois fois par an seulement et je trouve ma couleur le roux, qui se rapproche de mon châtain foncé avec reflets d’origine.

A 29 ans ma deuxième grossesse me donne du souci : la légende dit vraie ! Les cheveux blancs se multiplient. En grande mèche sur le devant, l’effet racines est visible tous les 1 mois et demi. Je prends donc l’habitude de me colorer les cheveux : souvent avec des produits du commerce, deux trois fois par an en salon. Le plaisir disparait : la contrainte commence. Le rythme s’impose, les démarcations me sautent aux yeux, les premières remarques fusent : »ouh t’as pas fait ta couleur ! », si j’ai le malheur de laisser à la repousse quelques semaines de trop …

A 37 ans, cela fait maintenant deux ans environ que je dois faire une coloration toutes les 3 semaines pour cacher tous mes cheveux blancs et ne pas avoir très vite un tranché bicolore. Quand je laisse passer un mois et demi, on ne peut plus ignorer ma chevelure poivre et sel près du crâne.

On fait aussi avec son histoire personnelle : ma mère et ma grand-mère maternelle se sont toujours colorées les cheveux, et j’ai grandi avec l’idée que c’était la seule alternative possible pour les femmes finalement.

J’ai longtemps lutté contre la nature de mes cheveux (frisés, ondulés, bouclés : bref indomptables) à coup de lisseurs. Pendant des années je me suis obstinée à les raidir quitte à les abîmer, quitte à passer des heures : je ne m’aimais que comme ça … Combien de temps perdu pour me rendre compte qu’en les acceptant je pouvais en faire autre chose ? Maintenant je n’imagine plus faire un brushing et les rares fois où cela m’arrive je ne me reconnais pas dans le miroir.

Pour la couleur c’est pareil, je me suis cherchée longtemps avant de trancher pour un châtain roux. Je ne me vois pas avec une autre coloration : ma carnation, mon maquillage, mes vêtements .. même ma personnalité me semble en adéquation avec cette couleur.

Mais voilà : plus je me colore (toutes les 3 semaines ), moins la coloration tient. Je fais de plus en plus de réaction cutanée avec le crâne qui pèle, démange … pendant une semaine au moins. Il me reste à peine une semaine pour en profiter pleinement que déjà je vois poindre les premiers retours du naturel. Acheter la couleur ou prendre rendez-vous, bloquer un créneau pour cette corvée : la pose, l’odeur, le rinçage, l’effet « couleur artificielle » des premiers jours … je n’aime plus du tout aucune de ces étapes.

Avant l’été, j’ai failli arrêter définitivement. Mon mari et mes enfants ont commencé à flipper : « tu vas laisser TOUS tes cheveux blancs ? ». Mes copines ont surenchéri :« c’est pas possible ma chérie ! file faire une colo ! »

Négligée, vieille, sorcière, mère Gothel, roots, écolo-bobo, anarchiste ? (il en manque à la liste probablement).

La pression sociale a été plus forte que mon ras-le-bol et j’ai replongé (oui la coloration est une drogue dure, un conditionnement 😉 )

Sauf que l’été ce sont les baignades à répétition, le soleil, + de shampooings : une couleur qui dégorge + vite et des cheveux qui visiblement poussent + vite aussi. Il aurait fallu que 15 jours après je recommence déjà !

Je cherchais comment repousser l’échéance d’un total look gris ou blanc (pour moi je ne l’envisageais pas avant 50 ans ..) : des solutions naturelles (les colorations naturelles tiennent 3-4 shampooings … le henné je ne sais pas faire, pas sure que ça prenne sur mon cheveu, et en salon c’est hors de prix).

Mais voilà plus je réfléchissais, plus la solution m’apparaissait … Et pourquoi pas ? Pourquoi je ne laisserais pas mes cheveux tout comme ma peau, reflétaient mes années, ma personnalité, mes vrais traits, ma vraie couleur … Oui je m’aime en rousse, mais je n’aime plus toutes les étapes et contraintes pour être cette rousse. Et si je m’aimais avec mes cheveux blancs ? Si je vivais cela comme une libération, une acceptation, mon originalité …

Sauf que j’avais besoin d’une raison + .. légitime, quelque chose à laquelle personne ne pourrait dire « c’est de la feignantise, de la négligence .. » ou que sais-je de négatif. J’avais juste envie d’avoir une réponse à fournir qui cloturerait le débat, même s’il n’y a pas une seule raison derrière les acceptations de soi, ou non-acceptation.

L’argent a été ma motivation. Mon alibi.

L’ouragan Irma, puis José, ont fait des dégats considérables, et je voulais aider. Je voulais pouvoir envoyer de l’argent afin d’aider. Mais voilà, je ne roule pas sur l’or et envoyer 20 euros ça ne me semblait pas assez engageant de ma part. Je voulais faire tellement plus. Je voulais au moins 100 euros. Puis j’ai fait un petit calcul tout simple.

J’avais besoin d’une coloration maison toutes les 3 semaines : 15 euros (il y en a des moins chères mais j’ai choisi un prix rond, en comptant l’eau et le temps que cela prend 😉 ) puis mes 3 passages chez le coiffeur par an pour rattraper les longueurs en coloration totale (vu mon épaisseur il faut en général deux doses de couleur) + coupe + brushing, j’en ai pour 80 euros.

Je suis arrivée à un chiffre arrondi de 500 euros ! Wahou ! J’avais 500 euros de dispo pour aider des gens juste en supprimant ma corvée de la coloration !

C’est pas grand chose 500 euros quand on y réfléchit bien mais c’est ce que je peux faire à mon niveau et je tenais là mon déclic pour me lancer dans une année sans coloration (et peut-être + si j’arrive à m’apprécier, m’accepter et aimer ma couleur naturelle avec tous ces cheveux blancs).

J’ai par ailleurs 2 jokers dans mes placards puisque j’avais 2 boites de coloration végétale achetées d’avance, donc je m’autoriserais à les utiliser pour une raison x ou y qui me ferait replonger le temps de quelques semaines du côté de la roussitude 😉

Les vacances étant passées par là, cela fait 2 mois pile (le 11 juillet au 11 septembre) que je n’ai pas coloré mes cheveux.

Déjà 30 euros 😉

Je sais que le chemin va être long, difficile .. mais c’est bien peu face à ce que vivent certaines personnes, et je pense qu’un peu de second degré m’aidera à surmonter cette étape de ma vie de femme 😉

Je sais que ce changement va aussi s’accompagner d’autres changements : que certaines couleurs ne m’iront peut-être plus au teint, que je vais peut-être devoir changer ma façon de me maquiller … mais là aujourd’hui, je veux juste penser à pourquoi je le fais, pour qui je le fais : pour moi, pour eux, pour me sentir un peu plus active tout en ne faisant rien : c’est la difficulté dans la facilité qui rend ce projet intéressant pour moi.

Je vais de ce pas me motiver à travers de beaux exemples de nanas canons avec leurs cheveux blancs.

source Sarah Davis-eisenman

N’hésitez pas à suivre l’évolution sur mon instagram, mon Facebook et à me laisser des commentaires sous cet article.

Si un / une photographe veut participer au projet de manière artistique en suivant la transformation, ou si vous aussi vous êtes tentés par l’aventure : sauter ne serait-ce que 2 mois de coloration c’est 30 euros que vous pouvez donner à l’association qui vous tient à coeur (et il y a tellement de belles causes que nous aurions envie d’aider en se disant que l’on n’a pas les moyens).

 

 

HUMEURS HUMOUR

2 fois 18 ans … lettre à la jeune femme que j’étais

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« Chère Moi de 18 ans,

Je t’écris depuis tes 36 ans et je dois dire que réaliser que j’ai le double de ton âge est à la fois un peu déstabilisant et terriblement excitant.

Aujourd’hui tu ne sais pas trop quelle direction va prendre ta vie, tu cherches encore le grand Amour, et tu vas de désillusions en rêves farfelus.

Tu avances tranquillement, un peu trop à ton goût, tu aimerais que tout aille très vite.

Tu sais déjà au fond de toi ce que tu veux et ce que tu ne veux pas, et crois moi, on aura beau te dire tout et son contraire, tu as déjà des idées pas si bêtes.

Tu ne comprends pas les enseignements théoriques de la Fac, tu les aimes, ils te rassurent, tu y prends plaisir, oui mais tu sais déjà pourtant que ça manque cruellement de réalité et de vie. (Par contre tu vas avoir une révélation avec le cours de phonétique : un nouveau monde s’ouvre à toi ! Tu vas vite devenir complètement dingue de cette matière !! Passion incomprise par grand nombre de tes camarades de promo, comme d’hab 🙂

J’aimerais te pousser car aujourd’hui je regrette un peu de ne pas être aller encore plus loin dans ces apprentissages qui me passionnaient, mais pourtant le reste de ton parcours même s’il te parait chaotique et décousu, trouvera un écho et s’emboitera parfaitement à un moment donné.

Patience !

Je sais que ce n’est pas ton fort, que tu voudrais que les choses avancent sans cesse, qu’il n’y ait jamais de période d’attente, que tout doit toujours donner un résultat.

Mais tu vas bien plus vite que tu ne le crois. Les choses se décantent en secret, autour de toi et dans ton inconscient.

Chaque brique trouvera sa place sur le mur de tes envies. Oui tu donnes l’impression d’avoir la bougeotte, d’apprendre à fond, puis de te lasser.

Tu vas faire le tour de plusieurs sujets puis tu changeras de direction. Tu ne sais pas aller dans une SEULE direction. Pour toi tous les chemins te semblent attirants, tu aimerais pouvoir tous les emprunter.

Alors ne sois pas surprise mais cela ne changera pas avec l’âge, ni avec l’expérience, ni une fois mère. Non tu es comme ça, il te faudra l’accepter, à défaut que les autres l’acceptent.

Le jugement des autres te fait peur, te hante parfois. Tu es franche dans tes choix, mais tu ne les assumes pas toujours. Tu voudrais que l’on te dise que tu vas dans la bonne direction, mais dis toi que tout le monde est aussi paumé que toi dans l’affaire, et que ceux qui ont l’air sûr d’eux et dont le chemin semble si bien tracé, n’arriveront pas forcément à une plus jolie destination.

Sache qu’il n’y a pas de mauvais choix, s’ils sont assumés.

Les donneurs de leçon te paraîtront plus intelligents que toi, les gens bien pensants te sembleront bien plus forts et détenir la vérité, mais tu t’apercevras que les cases (et la cage) qui leur conviennent ne sont pas faites pour toi.

Sois plus indulgente avec toi-même : tu apprendras que tout le monde ne peut pas t’aimer, que tu ne peux pas être de tous les combats, et que la vie est finalement plus belle quand on s’y frotte, même si cela demande plus d’énergie, que de vouloir s’en écarter.

Tu essaieras de rentrer dans le moule, mais au détriment de ta propre personnalité.

Etre soi-même quand on nous dit que l’on est comme personne, c’est difficile.

Vouloir être plus discrète quand on aime tant l’originalité. Essayer d’être plus rigide et conforme, quand on n’arrive qu’à aimer la rêverie et l’inattendu, c’est compliqué.

Mais ne t’enferme pas dans ce que tu n’es pas, cela ne te réussit pas. Ne regrette pas d’aimer autant, d’être une passionnée, de vouloir la fougue, la douceur et l’équilibre ! Le chaud et le froid peuvent tout à fait se rencontrer sans pour autant rendre ta vie tiède ! 😉

Laisse ces jeunes hommes te faire croire que tu es tout pour eux, et tout te reprendre aussi. Laisse les te dire que tu es belle et même leur idéal, laisse les te faire du bien et du mal.

Tu ne sauras pas ce que tu attends des suivants, mais tu sauras ce que tu ne voudras plus … crois-moi c’est ainsi que tu rencontreras l’homme de ta vie, du moins celui de ta vie d’aujourd’hui, celle de tes 36 ans, car rien n’est jamais acquis et rien n’est moins sûr que l’amour.

Tu deviendras une maman : la maman que tu rêvais d’être, en moins parfaite, mais c’est peut-être mieux 😉

Tu auras des enfants franchement géniaux : une fille qui à l’heure où je t’écris s’apprête à rentrer au collège dans quelques mois ! Oui aujourd’hui encore quand elle m’appelle maman, parfois je regarde derrière moi, surprise d’être SA maman, d’être une maman. Et une maman d’une future collégienne, va falloir assurer ! Mais elle est aussi brillante, qu’attachante, d’une douceur extrême avec un rire et des yeux pétillants comme des feux d’artifice. Elle sera ce qu’elle voudra, mais je sais qu’elle saura être heureuse, elle en a toutes les capacités de part son imagination, sa passion des livres, et son empathie.

Un garçon aussi ! Celui là il te fait fondre en un regard : je n’aurais jamais pensé pouvoir aimer aussi fort un mec 😉

Il est d’une créativité débordante, d’une logique fascinante et d’une camaraderie exemplaire. Il aime aider et créer. Le plus dur reste sa colère à maitriser : face à une injustice ou un échec il peut se transformer en vrai diable en ébullition ! Quel tempérament de feu ! Mais il reconnait toujours ses erreurs, et n’aime pas rester fâché longtemps. Il sait toujours trouver le meilleur parti de chaque situation : cet optimisme fera son bonheur, j’en suis sûre.

Tu as aussi créer ton entreprise, ton 3ème bébé, qui te donne du boulot, des soucis, et tellement de plaisir ! Tu as réussi à t’épanouir en fabriquant ton propre job : tu doutes encore souvent, mais qu’importe, tu sais que désormais c’est possible !

Oui tu vois tu as 18 ans, et tu n’imagines pas un instant que tu seras capable de tout cela, et peut-être encore beaucoup d’autres choses.

Mais patience ! Chaque âge apporte son lot de surprises ! Bonnes ou mauvaises, elles nous font grandir et nous construisent. Elles font ce que nous sommes, ce que l’on devient chaque jour.

Aujourd’hui je me retourne sur toi, petite jeune femme de 18 ans, et je te dis « Refais tout pareil, même si c’est dur ! Et croque la vie comme elle vient, en avançant sur ton bonhomme de chemin. »

Moi de 36 ans dans une semaine ….

 

Ps : la liste des choses que je voudrais faire avant mes 50 ans.

 

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