Dvt perso et organisation, LA PAUSE FEMININE

Le M3 Journal : Un bullet journal révolutionnaire pour réaliser tes projets

Si tu suis ce blog (et je t’en félicite), tu sauras que désormais je suis une adepte du Bullet journal, ce carnet tout simple que tu peux adapter à ton mode de vie et tes besoins et qui rassemble ton agenda ainsi que toutes les listes de ta vie (et dieu sait que j’en ai un paquet !).

Alors quand j’ai commencé à entendre parler du M3 Journal je me suis demandée en quoi cela était différent et j’ai voulu tester.

Damien son concepteur m’en a alors fait parvenir un pour que je puisse tester la puissance du concept 😉

Car oui il y a une vraie ambition derrière ce carnet pré-rempli : aboutir un de tes projets les plus chers, réaliser tes rêves ! Oui rien que ça !

Comment ?

Tout d’abord en mettant noir sur blanc, ton projet et pourquoi il te tient à coeur. Plusieurs questions t’amènent à vraiment prendre conscience de ce que cela pourrait changer pour toi d’arriver au bout d’une envie lointaine qui revient sans cesse dans ta tête et pour laquelle tu te dis pourtant sans arrêt « je n’ai pas le temps », « c’est trop compliqué », « je ne vois pas comment je pourrais y arriver ».

Le carnet ne va pas faire le travail à ta place, mais il va te montrer qu’en fractionnant une tâche énorme et en planifiant plusieurs micro-taches sur 3 mois, cela te paraitra beaucoup plus réalisable et tu avanceras chaque jour un petit peu plutôt que contempler l’insurmontable montagne que tu ne graviras jamais.

Le M3 Journal te permet aussi d’inclure dans ce projet, la prise de nouvelles habitudes : aller au sport 2 ou 3 fois par semaine, diminuer la cigarette, trier ou ranger ta maison, découvrir la peinture, le dessin, lire … bref tout ce que tu voudrais faire mais qui encore une fois te parait incasable dans ton emploi du temps actuel et surtout que tu voudrais de suite pouvoir maitriser ou faire au maximum.

Ici encore une fois, on part de petit à petit, en incluant des temps pour soi afin de mettre en place ces habitudes et ainsi ne pas se décourager de suite en allant directement tous les jours courir alors qu’on n’est pas fan à la base (rien de mieux pour se dégoûter, ou se blesser), avoir l’impression de passer tout son temps à trier / ranger alors qu’il suffit d’un peu tous les jours etc.

Pour ma part, j’ai inclus 3 projets / habitudes. Le gros projet principal est l’écriture de mon 2ème roman. Le premier manuscrit étant en attente de réponse, et ne sachant pas ce qu’il en adviendra, il est plus facile pour moi de patienter en étant active et surtout maintenant que je me suis autorisée à écrire, j’ai ce besoin de vider ma tête en écrivant.

Les 2 autres projets habitudes sont de continuer à trier / ranger ma maison dans l’ambition de refaire la cuisine une fois qu’elle sera désencombrer et surtout de pouvoir rentrer dans une démarche minimaliste qui s’accorde avec notre mode de vie de réduction des déchets depuis plusieurs années maintenant. Et me remettre au sport avec pour objectif de courir 10 km.

Une fois mes objectifs définis, j’obtiens ce que je veux à l’issue de ces 3 mois : la ligne d’arrivée !

Sauf que pour arriver jusque là, je dois remonter le temps jusqu’à la ligne de départ.

Je ne te cache pas que le plus long c’est le jour où tu remplis ton carnet pour débuter l’aventure. Cela m’a pris 2 bonnes heures.

(feutres edding france)

Mais ensuite les ajustements ne prennent que 10 minutes par jour (voire moins) et 20 minutes en fin de semaine pour faire ton bilan. Cela peut se faire devant la télé ou avant de se coucher sur sa table de chevet. Bref ce n’est pas vraiment contraignant dès lors que l’on veut voir le chemin parcouru et garder la motivation.

J’ai donc morcelé ces 3 projets en taches quotidiennes : écrire une page par jour, puis 2, sur tant de jours, pour obtenir un manuscrit de tant de pages environ, puis correction, pour que dans 3 mois mon deuxieme roman soit fini (sauf s’il m’emmene vers d’autres contrées c’est le risque avec l’imaginaire, on sait quand ça commence mais pas quand ça finit).

Pour courir, j’ai commencé par réintégrer de la marche, puis courir 2 fois par semaine, d’abord 3 km, puis 4 .. etc jusqu’à 10.

Et pour le rangement, un objet par jour à éliminer, et 15 minutes de rangements ou recherche de solutions pour ranger ou concevoir la nouvelle cuisine.

Bref rien d’insurmontable. Je sais que certains jours cela sera plus difficile que d’autres, que j’aurais parfois + de temps donc j’adapterai aussi en fonction de mes contraintes du jour. Sachant que chaque semaine on fait le point, on peut se rattraper d’un jour sur l’autre ou d’une semaine sur l’autre, mais avant tout il faut garder le rythme.

Il y a une partie très sympa aussi qui consiste à se récompenser lorsqu’on atteint un objectif de semaine ou de mois et bien sur à l’aboutissement. J’avoue que je prends plaisir  à réfléchir aux petits cadeaux de victoire que je vais m’octroyer et ça motive. On s’autorise tellement peu de moments cocooning ou de petites choses qui nous font du bien.

On mérite de s’encourager par ce genre de petites attentions et cela motive à continuer !

BILAN 1 : (2 semaines) Cela fait maintenant 2 semaines que je travaille sur mon M3 Journal et je dois avouer que cela marche plutôt bien. Je sais ce que j’ai à faire, quand je vois le temps que je dois consacrer à tel ou tel projet sur une journée, cela me parait tout à fait réalisable, et j’arrive à le caser le soir le plus souvent ou entre midi et deux. Le week end je peux aller faire une heure de sport et ainsi poursuivre les efforts de la semaine ou rattraper une séance qui aurait sauté malgré moi.

Je n’ai pas forcément tenu tous mes objectifs semaine, mais je pense que j’avais été un peu trop ambitieuse pour ces 2 premières semaines d’autant qu’il y avait la rentrée et les inscriptions au sport, et un nouveau boulot … bref, l’organisation était déjà difficile, donc il sera plus judicieux de revoir les challenges à la baisse et cela sera moins frustrant …

Malgré tout je pense que le M3 Journal m’a permis de faire + de choses que si je ne l’avais pas écrit noir sur blanc et d’essayer de me booster pour certaines tâches (le sport clairement ;-))

Je referais un bilan ici dans un mois et demi puis dans 3 pour voir si mes objectifs ont été réalisés et surtout si j’ai réussi à tenir !

Vous connaissez ?

Retrouve mon article d’astuces et conseils pour s’organiser et gérer (presque) tout à la maison

LA PAUSE FEMININE, Les cheveux blancs

50 nuances de gris : assumer les cheveux blancs avant 40 ans ? Mon projet #mygrayhair #1

A 16 ans j’ai eu ma première coloration : une mèche rouge dont j’étais ultra fière ! Et ainsi j’ai pu jouer avec les couleurs comme avec les tenues … j’ai longtemps considéré la coloration maison comme un jeu et un plaisir au même titre que choisir un accessoire de mode.

C’était mon rouge à lèvres, moi qui me maquillais peu. Jusqu’à ce que ce soit presque mon identité : de grandes mèches noires, le total rouge claquant, les mèches blondes …

A 25 ans mes premiers cheveux blancs : 2-3 sur le devant, que j’arrache allègrement. Il n’y a finalement que moi qui les vois. Peu de coloration (une grossesse, un long allaitement : moins de temps, moins d’envie). Je reprends lentement le chemin du salon de coiffure et des colos maison deux à trois fois par an seulement et je trouve ma couleur le roux, qui se rapproche de mon châtain foncé avec reflets d’origine.

A 29 ans ma deuxième grossesse me donne du souci : la légende dit vraie ! Les cheveux blancs se multiplient. En grande mèche sur le devant, l’effet racines est visible tous les 1 mois et demi. Je prends donc l’habitude de me colorer les cheveux : souvent avec des produits du commerce, deux trois fois par an en salon. Le plaisir disparait : la contrainte commence. Le rythme s’impose, les démarcations me sautent aux yeux, les premières remarques fusent : »ouh t’as pas fait ta couleur ! », si j’ai le malheur de laisser à la repousse quelques semaines de trop …

A 37 ans, cela fait maintenant deux ans environ que je dois faire une coloration toutes les 3 semaines pour cacher tous mes cheveux blancs et ne pas avoir très vite un tranché bicolore. Quand je laisse passer un mois et demi, on ne peut plus ignorer ma chevelure poivre et sel près du crâne.

On fait aussi avec son histoire personnelle : ma mère et ma grand-mère maternelle se sont toujours colorées les cheveux, et j’ai grandi avec l’idée que c’était la seule alternative possible pour les femmes finalement.

J’ai longtemps lutté contre la nature de mes cheveux (frisés, ondulés, bouclés : bref indomptables) à coup de lisseurs. Pendant des années je me suis obstinée à les raidir quitte à les abîmer, quitte à passer des heures : je ne m’aimais que comme ça … Combien de temps perdu pour me rendre compte qu’en les acceptant je pouvais en faire autre chose ? Maintenant je n’imagine plus faire un brushing et les rares fois où cela m’arrive je ne me reconnais pas dans le miroir.

Pour la couleur c’est pareil, je me suis cherchée longtemps avant de trancher pour un châtain roux. Je ne me vois pas avec une autre coloration : ma carnation, mon maquillage, mes vêtements .. même ma personnalité me semble en adéquation avec cette couleur.

Mais voilà : plus je me colore (toutes les 3 semaines ), moins la coloration tient. Je fais de plus en plus de réaction cutanée avec le crâne qui pèle, démange … pendant une semaine au moins. Il me reste à peine une semaine pour en profiter pleinement que déjà je vois poindre les premiers retours du naturel. Acheter la couleur ou prendre rendez-vous, bloquer un créneau pour cette corvée : la pose, l’odeur, le rinçage, l’effet « couleur artificielle » des premiers jours … je n’aime plus du tout aucune de ces étapes.

Avant l’été, j’ai failli arrêter définitivement. Mon mari et mes enfants ont commencé à flipper : « tu vas laisser TOUS tes cheveux blancs ? ». Mes copines ont surenchéri :« c’est pas possible ma chérie ! file faire une colo ! »

Négligée, vieille, sorcière, mère Gothel, roots, écolo-bobo, anarchiste ? (il en manque à la liste probablement).

La pression sociale a été plus forte que mon ras-le-bol et j’ai replongé (oui la coloration est une drogue dure, un conditionnement 😉 )

Sauf que l’été ce sont les baignades à répétition, le soleil, + de shampooings : une couleur qui dégorge + vite et des cheveux qui visiblement poussent + vite aussi. Il aurait fallu que 15 jours après je recommence déjà !

Je cherchais comment repousser l’échéance d’un total look gris ou blanc (pour moi je ne l’envisageais pas avant 50 ans ..) : des solutions naturelles (les colorations naturelles tiennent 3-4 shampooings … le henné je ne sais pas faire, pas sure que ça prenne sur mon cheveu, et en salon c’est hors de prix).

Mais voilà plus je réfléchissais, plus la solution m’apparaissait … Et pourquoi pas ? Pourquoi je ne laisserais pas mes cheveux tout comme ma peau, reflétaient mes années, ma personnalité, mes vrais traits, ma vraie couleur … Oui je m’aime en rousse, mais je n’aime plus toutes les étapes et contraintes pour être cette rousse. Et si je m’aimais avec mes cheveux blancs ? Si je vivais cela comme une libération, une acceptation, mon originalité …

Sauf que j’avais besoin d’une raison + .. légitime, quelque chose à laquelle personne ne pourrait dire « c’est de la feignantise, de la négligence .. » ou que sais-je de négatif. J’avais juste envie d’avoir une réponse à fournir qui cloturerait le débat, même s’il n’y a pas une seule raison derrière les acceptations de soi, ou non-acceptation.

L’argent a été ma motivation. Mon alibi.

L’ouragan Irma, puis José, ont fait des dégats considérables, et je voulais aider. Je voulais pouvoir envoyer de l’argent afin d’aider. Mais voilà, je ne roule pas sur l’or et envoyer 20 euros ça ne me semblait pas assez engageant de ma part. Je voulais faire tellement plus. Je voulais au moins 100 euros. Puis j’ai fait un petit calcul tout simple.

J’avais besoin d’une coloration maison toutes les 3 semaines : 15 euros (il y en a des moins chères mais j’ai choisi un prix rond, en comptant l’eau et le temps que cela prend 😉 ) puis mes 3 passages chez le coiffeur par an pour rattraper les longueurs en coloration totale (vu mon épaisseur il faut en général deux doses de couleur) + coupe + brushing, j’en ai pour 80 euros.

Je suis arrivée à un chiffre arrondi de 500 euros ! Wahou ! J’avais 500 euros de dispo pour aider des gens juste en supprimant ma corvée de la coloration !

C’est pas grand chose 500 euros quand on y réfléchit bien mais c’est ce que je peux faire à mon niveau et je tenais là mon déclic pour me lancer dans une année sans coloration (et peut-être + si j’arrive à m’apprécier, m’accepter et aimer ma couleur naturelle avec tous ces cheveux blancs).

J’ai par ailleurs 2 jokers dans mes placards puisque j’avais 2 boites de coloration végétale achetées d’avance, donc je m’autoriserais à les utiliser pour une raison x ou y qui me ferait replonger le temps de quelques semaines du côté de la roussitude 😉

Les vacances étant passées par là, cela fait 2 mois pile (le 11 juillet au 11 septembre) que je n’ai pas coloré mes cheveux.

Déjà 30 euros 😉

Je sais que le chemin va être long, difficile .. mais c’est bien peu face à ce que vivent certaines personnes, et je pense qu’un peu de second degré m’aidera à surmonter cette étape de ma vie de femme 😉

Je sais que ce changement va aussi s’accompagner d’autres changements : que certaines couleurs ne m’iront peut-être plus au teint, que je vais peut-être devoir changer ma façon de me maquiller … mais là aujourd’hui, je veux juste penser à pourquoi je le fais, pour qui je le fais : pour moi, pour eux, pour me sentir un peu plus active tout en ne faisant rien : c’est la difficulté dans la facilité qui rend ce projet intéressant pour moi.

Je vais de ce pas me motiver à travers de beaux exemples de nanas canons avec leurs cheveux blancs.

source Sarah Davis-eisenman

N’hésitez pas à suivre l’évolution sur mon instagram, mon Facebook et à me laisser des commentaires sous cet article.

Si un / une photographe veut participer au projet de manière artistique en suivant la transformation, ou si vous aussi vous êtes tentés par l’aventure : sauter ne serait-ce que 2 mois de coloration c’est 30 euros que vous pouvez donner à l’association qui vous tient à coeur (et il y a tellement de belles causes que nous aurions envie d’aider en se disant que l’on n’a pas les moyens).