BONS PLANS, LA PAUSE FEMININE

5 conseils pour sortir d’un escape game dans les temps

Si vous vous apprêtez à faire votre premier escape game ou que votre première tentative s’est soldée par un échec, alors vous n’avez qu’une envie pour cette fois-ci : sortir avant le temps imparti pour pouvoir crier « yes ! on a réussi ! ».

Même si depuis tout petit on nous bassine avec « l’important c’est de participer », on sait bien que connaitre l’adrénaline d’une expérience de jeu soldée par un succès, c’est toujours plaisant 😉

J’ai maintenant à mon actif une presque dizaine de salles testées à Bordeaux et ailleurs en France, et je suis très impatiente d’en découvrir de nombreux autres ! Je suis devenue addict 😉

Tu peux d’ailleurs retrouver mon avis sur ces différents scénarios et décors.

Voici donc mes conseils lorsque tu vas franchir la porte pour démarrer ta quête :

  1. Observe la salle dans son ensemble : bien souvent on va se précipiter et rentrer dans les détails immédiatement. Or il y a fort à parier qu’une fois complètement en immersion on ne puisse plus avoir le regard objectif du début et des premières minutes. On sera ensuite « pollué » par ce qu’on a déjà trouvé ou les petites choses qu’on aura commencé à découvrir. La mise en perspective du décor global, d’inscriptions au mur, de disposition de certains éléments est essentielle. Le recul face à une grille peut par exemple te permettre de voir tes premiers indices ou de les garder en tête. Indispensable donc pour la suite de mémoriser, que lorsque tu es entré, tu avais identifié des lettres ou des chiffres à tel endroit.

2. Détermine ce que tu dois chercher. Bien sûr garde en tête le but final : cherches tu un objet, une clé, un code ?

Idem pour chaque piste, cadenas : cherches-tu un code à 3 chiffres, 4, ou 5, un mot, des points d’orientation, un objet, une clé ? Savoir cela te permettra de focaliser ton attention sur des éléments que tu n’aurais pas forcément pris en compte. Cette carte au mur, ces nombres qui se répètent dans les cadres, ces couleurs et symboles qui sont dessinés sur des meubles … Bref tu l’auras compris, avant de te mettre à chercher, sois sur de savoir QUOI chercher 😉

3. Communiquer un maximum avec ton ou tes partenaires. D’abord parce que si tu es venu faire ce jeu en équipe, c’est pour partager un moment et pas pour jouer tout seul dans ton coin. Deuxièmement, nous avons tous des forces différentes et chacun peut apporter sa pierre à l’édifice et voir ou comprendre des dénouements qui pour d’autres sont moins évidents. Moi par exemple, je suis beaucoup plus logique et manipulation, qu’orientation et calcul. Je ne vois jamais les combinaisons de chiffres, je ne sais pas lire une carte, je déteste les formes géométriques (mais pourquoi est-ce que je vais dans des escape game ??? 😉 ). Par contre, j’ai une certaine logique quand je vois des objets sur leur future utilité, je vois des « mots » et combinaison de lettres, je manipule assez bien les systèmes plus délicats ou minutieux. Donc quand un des membres de la team me dit : « ah y’a un alphabet ici ! » Beh je peux courir me mettre à plancher dessus car je sais que cela fait partie de mes points forts plutôt que rester devant une série de chiffres qui m’agace et que je peux refiler au logico-matheux de l’aventure. Donc dites aux autres ce que vous voyez, découvrez, avez trouvé. Ils l’entendront même s’ils ne répondent pas et reviendront peut-être dans quelques minutes vous demandez « t’avais pas trouvé un aimant toute à l’heure ? je crois qu’on va en avoir besoin maintenant ».

4. Repasser derrière les uns et les autres. Pas par manque de confiance ou parce que c’est vous qui faites mieux, ou qu’il faut qu’on vous surveille. Non, parce que certains mécanismes sont capricieux et qu’on croit qu’on n’a pas la bonne combi alors que c’est juste qu’on a mal actionné un cadenas. Idem sur la vision des couleurs : certains les voient mieux que d’autres surtout dans la pénombre, donc entre orange, rouge et rose, il peut y avoir confusion. Donc si ça ne fonctionne pas, avant de tout remettre cause, faire revérifier par une autre personne peut débloquer une situation.

5. Ayez l’esprit tordu oui, mais gardez en tête les règles de bases : pas la peine de démonter le décor si on vous a dit qu’il n’y avait rien au delà d’un mètre 50. Pas la peine non plus de tirer comme un fou sur une vis si on vous a dit qu’un enfant de 8 ans doit pouvoir tout désamorcer sans forcer. Encore moins la peine de conserver vos indices précédents si on vous dit que vous ne les utilisez qu’une fois dans le jeu. Chaque lieu de jeu a ses règles : à vous de bien les écouter pour ne pas perdre de temps inutilement sur des fausses pistes.

Dernier conseil pour les expérimentés : Certes les salles que vous avez déjà découvertes et vos jeux précédents vont vous permettre d’acquérir certains réflexes de jeu.

Vous gagnerez probablement en rapidité en ayant mis en place vos propres habitudes d’organisation, mais attention à ne pas vous laisser trop influencer par vos expériences passées. A vouloir calquer un schéma déjà vécu dans un autre escape room, vous pourriez partir sur de mauvaises bases et, chaque scénario et établissement de jeu d’évasion est différent. Alors gardez un oeil neuf et ne soyez pas trop surs de vous, car s’échapper de certaines pièces peut s’avérer bien plus compliqué que vous ne l’auriez cru.

Ces conseils vous ont été utiles ? Avez-vous d’autres suggestions ? Quelle est votre salle préférée ?

HUMEURS HUMOUR, Livres et CD

Miracle Morning : le livre arnaque à base de réveil à 5 heures du mat’

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Si tu suis un peu les grandes tendances de ces derniers mois, tu n’as pas manqué la déferlante « Miracle Morning » suite à la sortie du livre éponyme.

Ce bouquin t’expose une méthode infaillible selon laquelle l’avenir appartient à celui qui se lève tôt et où succès ne rime absolument pas avec grasses matinées.

Comme j’aime bien suivre comme un mouton mais me faire ma propre opinion, je me suis mise en quête de l’ouvrage en question et j’ai découvert pages après pages le fameux miracle du matin (en français).

Mon premier constat : le livre est vide et aurait pu se résumer en 12 pages qui exposent le principe. Tout le reste : répétition, galvanisation de l’égo et des égos, grosse motivation façon discours de conférence américaine à base de « soyez ambitieux, c’est la vie ! »

Ok, sur le papier, je suis d’accord avec l’idée de toujours essayer de s’améliorer, de vouloir le meilleur et de se donner les moyens de réaliser ses rêves plutôt que râler qu’il ne se passe rien dans sa vie, mais en attendant sur son canapé. (voilà le résumé d’une cinquantaine de pages en une phrase : je vous ai fait gagner du temps ;-)). Donc oui, je ne supporte pas les personnes qui se lamentent que leur vie est terne, qu’ils en ont marre de la routine, mais qui ne font rien pour que cela change .. qui ne trouve pas du temps pour lire, sortir, mais qui reste devant Koh Lanta ou Les Anges de la téléréalité pendant des heures … Donc oui je suis d’accord, on peut faire mieux mais faut se bouger.

Sauf que … il y a un gros MAIS !

Je vous le donne en mille : c’est un homme qui a écrit ce livre, monsieur Hal Elrod.

Un homme très ambitieux, très fier de sa réussite, très fière de sa femme et de ses deux enfants, très fier de son parcours (il peut l’être, il a su rebondir plusieurs fois comme il nous l’explique si bien).

Mais parmi tous ses chapitres où il parle de faire du sport, visualiser sa journée, méditer, avant d’aller bosser … à aucun moment il ne parle de la machine qu’il doit faire tourner, des petits-déjeuners qu’il doit préparer, de la vaisselle à débarrasser ou laver, du petit dernier à habiller, du grand qui a oublié de faire signer son cahier, du moyen qui n’a pas préparer son goûter / pique-nique pour la sortie scolaire du jour, du rendez-vous chez le dentiste à programmer pour l’ado, de la nounou à booker pour accompagner son conjoint en séminaire, des courses / menus à prévoir …

L’idée est belle et séduisante : se lever + tôt pour avoir + de temps pour soi … sauf que moi quand je me lève plus tôt, mon cher Hal, je ne peux pas ne penser qu’à moi.

Je vois le linge qui n’est pas plié, le lave vaisselle qui n’est pas vidé, le coup de balai qui n’est pas passé, les légumes à éplucher pour le prochain repas (oui je dois toujours anticiper) … même si je me lève à 5 heures du mat’, ma première pensée va être d’abord de faire tourner la maison avant le réveil de chacun, plutôt que me poser mes questions existencielles sur le fondement unique « qu’est ce que je vais faire pour REUSSIR ».

Alors le gros du concept est alléchant et fonctionne : si tu te lèves plus tôt, tu as + de temps dans ta journée pour accomplir + de choses. LOGICO-LOGIQUE !

Le programme est plutôt bien pensé : une heure pour faire tout ce qu’on voudrait faire pour soi avant même de commencer sa journée de boulot !

Oui mais tu vois moi cette heure-là, elle va me permettre de tenir toute ma journée de boulot justement car je n’ai pas qu’un boulot … et crois-moi que mes boulots au sens où toi tu parles de boulot (entreprise) ne seront jamais aussi éprouvant que le boulot que me demande mon foyer, mes enfants, ma maison. Avoir une entreprise pour moi c’est limite la partie Loisirs de ma vie ! C’est mon temps à moi !

Alors moi je veux bien qu’on me parle de miracle du matin, et que oui, je sais que je n’aurais pas assez d’une vie pour faire tout ce que je voudrais faire, et que les grasses matinées gâchent des heures où je pourrais accomplir de bien grandes choses pour l’humanité (oui, oui, soyons-en certains ;-)), mais voilà moi mon « miracle morning » ce serait de te voir démarrer une de mes journées 🙂