CULTURE, LA PAUSE FEMININE, Livres et CD

Quel livre choisir pour une ado de 13 ans ? 5 lectures validées par ma fille !

Vous aviez eu droit à la sélection de livres pour l’été pour que les vacances riment avec lecture, alors cet hiver, j’ai refait un petit bilan avec mes 5 derniers moments littéraires préférés.

Alors si vous n’avez pas d’idées pour vos ados qui seraient comme moi de grands consommateurs de bouquins, voici les titres à leur faire découvrir très vite avec mes avis.

Cliquez sur les photos pour commander le livre sur amazon mais l’idéal c’est encore de l’emprunter à sa médiathèque, ou de l’acheter d’occasion ou dans une petite librairie de quartier.

 

Le théorème des Katherine de John Green

 

L’histoire :

« Dix-neuf fois Colin est tombé amoureux. Dix-neuf fois la fille s’appelait Katherine. Pas Katie, ni Kat, ni Kittie, ni Cathy, et surtout pas Catherine, mais KATHERINE. Et, dix-neuf fois, il s’est fait larguer. »

Mon avis :

J’ai adoré la façon dont l’histoire est racontée. On passe du rire aux larmes et j’avoue que j’aime quand l’auteur réussit à nous faire vivre autant d’émotions sur un même livre.  Parfois il y a quelques longueurs et ça tourne en rond, mais franchement cet auteur reste pour moi un incontournable  et j’ai passé un très bon moment de lecture avec cette histoire.

 

Ma vie amoureuse en 16 garçons de Stephanie kate Strohm

L’histoire :

« Avery a tout pour plaire. Mais pourquoi toutes ses histoires finissent-elles par une rupture ? Pour le savoir, Avery décide d’interroger tous ses ex depuis la maternelle… Une comédie romantique piquante et irrésistible.  »

Mon avis :

L’originalité c’est que l’histoire est écrite avec seulement des dialogues comme une pièce de théâtre. C’est parfois répétitif et difficile à comprendre, mais l’histoire est intéressante et on s’y plonge facilement car elle démarre vite.

 

Nos éclats de miroir de Florence Hinckel

L’histoire :

« Je m’appelle Cléo, et j’aurai bientôt 15 ans, 1 mois et 20 jours. Cette date est importante pour moi, car c’est à cet âge-là que tu es morte, Anne Frank. Tu es mon écrivaine préférée ! Alors j’ai décidé de m’adresser à toi dans ce nouveau carnet. Je vais te raconter ce qui m’interroge, me fait rire ou me bouleverse. Toutes ces choses que je n’oserais jamais dire à voix haute : le voile devant les yeux de ma mère ; ma meilleure et parfois cruelle amie Bérénice ; ma grande sœur, si forte et déterminée ; Dimitri, mon amour d’enfance perdu de vue ; la complexité du monde. Mais aussi mon reflet, si mouvant qu’il m’échappe… ou parfois se brise.
Je vais te parler de nos éclats de miroirs.
Les tiens, les miens, les leurs.  »

Mon avis :

Un de mes gros coups de coeur que j’ai eu en cadeau pour noël et que j’ai dévoré ! L’histoire est très touchante, j’ai même pleuré plusieurs fois. La petite fille est fascinée par Anne Frank, ce qui la pousse à lui écrire comme à une amie imaginaire. Elle lui confie ses peurs, ses envies, ses joies et ses peines. Ce livre n’est pas très joyeux mais j’ai vraiment adoré. On voudrait consoler l’héroïne en la prenant dans nos bras lorsqu’elle est triste.

Du coup je vais lire le journal d’Anne Frank que je connaissais vaguement car cela m’a vraiment interpellé et donné envie d’en savoir encore plus.

 

Ma vie toute pourrie de Jenny Smith


L’histoire :

« Je m’appelle Sam Wallis, j’ai 13 ans, et aujourd’hui, ma vie est… toute pourrie. Gemma, ma meilleure amie du monde entier, vient de déménager à des millions de kilomètres. Avec elle, je rigolais, je faisais des listes de  » points positifs/ points négatifs « , et j’assumais mes sweats roses avec des chevaux. Maintenant qu’elle est partie, tout ce que je faisais me semble nul et puéril et j’en arrive à me demander si ce n’est pas moi qui suis nulle et puérile. Surtout depuis que je me suis ridiculisée à vie devant David Matthieson, alors qu’il m’avait souri (!!!) Bref, je vous l’avais bien dit, ma vie est toute pourrie… »

Mon avis :

Après les larmes du livre précédent, j’avais besoin de rire et ce livre est vraiment drôle ! On peut se retrouver dans tous les gestes maladroits de cette collégienne qui est comme nous et nous fait relativiser nos catastrophes et « drames » du quotidien. J’ai adoré cette lecture !

 

Très chère Sadie de Sophie Kinsella


L’histoire :

« Lara, vingt-sept ans, est dans une mauvaise passe : son fiancé est parti tomber amoureux d’une autre, son associée fait la fête sur une plage à Bali pendant que leur business de recrutement frôle dangereusement la faillite, et la voilà forcée d’assister à la crémation d’une très vieille grand-tante qu’elle a dû voir cinq fois tout au plus. Heureusement, Lara n’est pas seule. Car voici que surgit Sadie : une fille épatante, tout droit sortie des années vingt, fan de charleston et de soirées cocktail, de belles toilettes et de beaux garçons ; une vraie diablesse qui a aussi le chic pour apparaître aux moments les plus inopportuns et qui cultive une curieuse obsession pour un mystérieux collier. Au contact de cette nouvelle amie, Lara va comprendre qu’ajouter un peu de vintage, un brin de fantaisie et une touche de magie peut résoudre bien des soucis. Mais qui est vraiment cette très chère Sadie ? »

Mon avis :

Alors celui-là je l’ai piqué dans la bibliothèque de ma mère un jour de pénurie de livres 😉 Elle a tous les « accros du shopping » écrits par cette auteure mais la plupart en anglais. J’ai essayé d’en lire un qu’elle a en français mais je n’ai pas accroché. Par contre, je suis tombée sur la 4ème de couverture de celui-ci et je me suis laissée embarquer.

L’histoire est captivante, très bien écrite. J’ai beaucoup ri, (même si à la fin on peut s’attendre à avoir une grosse boule dans la gorge). Il y a quelques passages un peu longs mais franchement cela ne gâche rien au plaisir de cette lecture !

Voilà, vous avez de quoi passer l’hiver et on se retrouve au printemps 😉

En attendant, vous avez des titres de livres à me suggérer pour mes prochaines lectures ?

HUMEURS HUMOUR

Anonymat, photos et droit à l’image de mes enfants : le dilemme de l’adolescence

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Tout était bien clair dans ma tête. Je ne montrerais pas mes enfants sur le blog.

Pas forcément pour la peur des dérives que peut entraîner une capture d’écran ou une copie de photos, mais surtout parce que le blog c’est mon choix ! Comme dirait Evelyne Thomas (MAN DIEU la chirurgie : ça pourrait faire l’objet d’un autre article non ? ;-))

Il est évident qu’il est déjà tellement facile de voler une photo ( certaines marques ou entreprises ne se gênent pas : par pitié, mettre au moins le lien ou mentionner, voire même demander l’autorisation, la plupart du temps on sera ravi de vous prêter une photo en échange d’un lien), mais encore plus facile de voler l’intimité d’un enfant.

Ma décision était prise : leur enfance n’appartenait qu’à eux et à moi. Je pouvais raconter ce qui me passait par la tête en respectant cela.

Apercevoir des petites mains ou un sourire, c’est souvent suffisant pour créer une ambiance ou pour illustrer un article.

J’utilise également des surnoms (je n’ai pas été originale : ce sont leurs vrais surnoms dans la vie pour le coup) : La Grande Pourriture et le petit Kik’ (Kikou).

Ceux qui nous croisent dans la vraie vie ne savent pas forcément que j’ai un blog ( si on me le demande, je ne le cache pas, mais je ne mets pas direct en avant le fait que j’écrive sur le net … ).

Parfois ceux qui nous connaissent et qui suivent le blog, distillent le prénom de mes enfants … pour eux cela vient naturellement en demandant des nouvelles ou en y faisant référence … et ce n’est pas bien grave même si en secret, je me dis qu’ils ne comprennent pas que des milliers de personnes vont lire leur phrase.

Même si on se libère, que l’on prend confiance au fur et à mesure des pages, que l’on apprend à connaitre les gens qui nous lisent, qu’on aime ses lecteurs et sa « communauté », je trouve qu’il est important de garder en tête à chaque fois que l’on appuie sur « publier » (que ce soit sur le blog ou les réseaux sociaux) que potentiellement ces mots vont être lus / vus des milliers de fois.

Que derrière leurs écrans les gens sont souvent bienveillants, mais que pour une raison obscure que je ne m’explique toujours pas, certains n’ont jamais vu un épisode de Mon Petit Poney ou des Bisounours.

Et son futur ? Au lycée, les « copains » qui trouveraient « marrant » de l’afficher en couche culotte, ou avec une dent en moins.

J’imagine l’entretien pour une école supérieure quelconque où le directeur lui balance une photo d’elle en train de se vautrer en trottinette ou bien avec une splendide grimace au chocolat. Non ces dossiers-là ne doivent éclore que pour son mariage, nous nous le sommes promis avec son père 😉

J’aime pourtant beaucoup suivre certains blogs où les enfants sont « affichés » harmonieusement, avec des photos très poétiques, douces et franchement réussies. Parfois je les envie de pouvoir lire à quel point leurs enfants sont beaux et ont l’air heureux …

Les années passent et je m’approche d’une période bénie où je vais être la maman d’une ado !

Tout récemment elle a voulu écrire un article de blog. Ce monde l’attire.

Non pas parce que maman a un blog, mais parce que tout bêtement c’est leur génération !

Ils vibrent au rythme des Skypes et des mails échangés avec les copines d’école. Ils dansent sur des chansons trouvées sur Youtube. Ils cherchent des tutos « coiffure tresse trop cool » quand la best friend vient faire une soirée pyjama.

Bref les blogs c’est leur terrain de jeux, leur « club dorothée » à eux, les blogueuses sont leur « Charlie et Lulu » … (oui ça fait mal mais il faut l’accepter)

On s’est félicité avec son père de ne jamais lui avoir offert de console de jeux portatives, de l’avoir éloigné un max des écrans en dosant toujours le temps passé devant.

On a toujours privilégié un jeu de société à un dessin animé (faut pas s’étonner si on commence à prendre des raclées aux « aventuriers du rail » ou à « carcassonne » :-)). On se dit « on a tout fait bien »du moins de ce côté là. Oui mais …

Oui mais voilà, la tablette est arrivée ! 10 ans ! L’âge de raison ? On s’est dit que oui, qu’on lui avait donné les bonnes habitudes, qu’elle savait que c’était un loisir mais pas une activité à temps complet. Mais nous, parents, nous n’avions pas compris que c’était normal d’être attiré par tout ça.

Moi même je me suis souvent fait la réflexion qu’heureusement que les blogs n’existaient pas quand j’étais ado !

J’étais tellement passionnée d’écriture et de photos que j’aurais passé des heures sur un ordi plutôt que dans des bouquins, c’est EVIDENT !

Honnêtement j’aurais cartonné en blog, vlog, youtube, mais j’aurais zappé tout le reste, tout ce qui fait qu’aujourd’hui je prends plaisir à m’évader du monde virtuel pour cuisiner, trinquer avec mes amis, jouer à « la guerre des moutons » avec mes enfants, bricoler des décos, lire, et lire encore sur papier (je ne me ferais jamais aux liseuses c’est définitif), échanger, m’éclater avec tous les mômes que je rencontre.

Voilà pas que la Grande Pourriture me demande d’écrire un blog, de mettre sa photo dessus etc etc … en une après midi elle voulait me faire sa petite révolution !

Elle connait les règles, Mes règles, le pourquoi je ne veux pas. Elle a bien compris. Elle est encore trop jeune pour prendre la décision de « s’afficher ».

Avec une maman qui poste le moindre verre d’apéro sur Instagram, montre chaque endroit coup de coeur sur Facebook, qui fait des selfies à tour de bras quand elle court 1 km sur Nike+, difficile de dire qu’elle n’a pas le droit, elle.

Et pourtant je me dis que je suis justement la mieux placée pour lui expliquer que je ne montre pas tout : je ne montre pas mes enfants, je demande toujours aux commerçants, aux restaurateurs, à mes amis avant de prendre des photos qui seront éventuellement utilisés pour le blog ou les réseaux sociaux. Elle m’entend demander et elle sait pourquoi.

Parce que les images m’appartiennent mais pas la liberté de ceux qui sont dessus. Parce que mon choix n’est pas le leur. Parce que c’est un peu mon travail, mon loisir, mais pas le leur. Parce que je ne montre que ce que je veux montrer.

J’étais tombée sur un tuto maquillage d’une gamine de 12 ans sur Youtube ! Ma réaction « non mais les parents font quoi ? » (déjà j’avais du mal à digérer que la môme puisse s’offrir du Chanel à cet âge ;-)) mais sérieusement, je me disais que les parents ne devaient pas saisir la portée que pouvait avoir une vidéo comme celle-ci, les conséquences, les dérives.

Ils n’y ont peut-être vu qu’un moment choupi, comme à l’époque où les parents dans le public de l’Ecole des fans filmaient leurs rejetons chanter de leurs petites voix cristallines et fausses, alors qu’on était à la télé … (un truc encore que je ne m’explique pas, à moins de ne pas avoir de magnétoscopes à la maison et de ne pas pouvoir enregistrer l’émission, pourquoi est ce qu’ils filmaient depuis le public ? ;-))

Jusqu’à quand peut-on maîtriser l’image de son enfant à l’heure actuelle ?

Comment cette génération peut se protéger tout en n’étant pas larguée ?

Avec quels arguments pouvons nous leur dire à quel point leur monde est extra mais aussi dangereux ?

Bref je me questionne … car parfois je ne suis plus sûre de rien, comme tous les parents.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Quel choix avez-vous fait ?

 

BORDEAUX EN FAMILLE, SORTIES KIDS

Quantum Arcana : une appli ludique et intéractive pour découvrir le musée d’Aquitaine #bordeaux

Ah ! Les musées !

Oui mais avec des enfants, ça peut très vite tourner au cauchemar, même s’il existe des astuces pour visiter un musée avec des enfants dès 2 ans et demi. 

Pourtant les nouvelles technologies, tablettes et autres applications smartphones, peuvent bel et bien nous aider à faire découvrir une expo ou rendre plus vivant des objets inanimés et sous vitrine.

C’est le pari réussi du Musée d’Aquitaine.

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Celui-ci avait d’ores et déjà fait une belle place aux livrets-jeux, et manipulations possibles au sein de ses salles qui présentent l’Histoire de Bordeaux et de l’Aquitaine.

Aujourd’hui ils innovent encore avec Quantum Arcana.

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Derrière ce drôle de nom se cache une application très ludique, créé par FLAT226 en association avec la région Aquitaine, permettant au jeune public de déambuler à travers les collections du musée à l’aide d’un jeu.

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Destinée au premier abord au 13-18 ans, Quantum Arcana séduira aussi des enfants plus jeunes (il faut tout de même savoir lire) qui pourront ainsi mieux comprendre la chronologie et devenir acteur de leur visite.

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Tour à tour, archéologue, chercheur, expérimentateur, ou bien conservateur de musée, l’enfant va devoir retrouver des indices et valider les étapes de son jeu pour obtenir des récompenses (les arcanes) qui lui permettront d’accéder au jeu suivant.

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Bonus : la difficulté augmente petit à petit, et surtout, on peut revenir au musée reprendre nos aventures suivant une nouvelle sélection que l’on n’aura pas débloqué. Un nouveau parcours est alors au programme.

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Je connaissais déjà le musée d’Aquitaine pour l’avoir visité plusieurs fois seule, et avec mes enfants, mais cette application nous transporte encore d’une autre façon à travers l’Histoire de Bordeaux et nous fait voyager dans le temps …

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