CULTURE, SORTIES KIDS

Le retour de Mary Poppins : outrage au classique ou nouveau chef-d’oeuvre ?

En tant que fan, qui vénère Mary Poppins, l’original film de Walt Disney de 1964 où Julie Andrews chantait, dansait et campait une nounou aussi magique que douce et stricte, j’attendais avec impatience la sortie de la suite : le retour de Mary Poppins.

Alors pas évident de ne pas spoiler l’histoire tout en donnant mon avis, mais je sais qu’on va me demander ce que j’en ai pensé en tant que passionnée et fanatique du 1er opus, alors je vais tenter de te dire mon ressenti à la sortie du cinéma de la séance de 13h30.

Disney nous avait raconté la génèse du roman devenu film avec Walt Disney campé par Tom Hanks dans « Saving Mr Banks » ou « dans l’ombre de Mary« .

Premièrement je n’étais par avance pas convaincue du choix d’Emily Blunt comme personnage principal.
Certes elle a été lookée pour le rôle et reste crédible pour jouer la baby-sitter des enfants Banks mais je clame haut et fort que Anne Hathaway était pour moi déjà bien plus représentative du style Mary Poppins assez naturellement.

Il faudra donc faire avec Emily 😉

Elle ne s’en sort pas si mal mais je déplore que par moment elle ressemble + à un sosie de Katy Perry à Broadway qu’à la très classe et pragmatique Mary Poppins.

De plus je ressens son côté sévère comme parfois hautain et dédaigneux.

Qu’à cela ne tienne, elle a tout de même des mimiques et regards bien travaillés qui la rendent attachante et je pense qu’après plusieurs visionnages, je lui trouverais encore des qualités.
Mais difficile de passer après Julie Andrews, j’en conviens.

Deuxièmement, le scénario est simple mais tient la route, avec une histoire poignante où les enfants trinquent toujours dans les soucis des adultes.

L’émotion est au rendez-vous. C’est un très bon point.

Troisièmement, les chansons.

Alors là je suis assez mitigée : j’ai trouvé les tableaux, chorégraphies et musiques superbes, avec le vrai esprit du film original et d’une comédie musicale digne de ce nom.

Par contre, j’ai dû le voir en français car aucun cinéma près de chez moi ne diffusait la VO et je dois dire que les paroles des chansons françaises sont très décevantes.

Elles ne restent pas en tête et collent très mal aux mouvements de lèvres des acteurs. Je suppose qu’une fois que je l’aurais vu en anglais, mon avis différera.



Par contre, les décors, costumes et ambiance générale m’ont beaucoup plu.

On retrouve l’univers de Mary Poppins et sans être dans la même époque on retrouve des clins d’oeil agréables et des tenues british à souhait ainsi que les différentes vues de Londres.

Les personnages secondaires et apparitions sont très agréables : de belles surprises avec Meryl Streep et Colin Firth, mais aussi l’acteur qui jouait Bert ( Dick Van Duke 93 ans), ainsi qu’Angela Landsbury qui a fait bondir mon petit cœur ❤

Bref je ne sais pas s’il deviendra un classique Disney mais il a le mérite de nous replonger dans un univers à part qui est bien celui de Mary Poppins.

Pour moi il n’est pas le retour de Mary Poppins, mais une cousine éloignée qui nous la rappelle avec nostalgie, et nous permet de prolonger un peu la magie du premier sans l’égaler.

Et vous, vous l’avez vu ? Vous avez aimé ?

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BORDEAUX EN AMOUREUX, BORDEAUX EN FAMILLE, BORDEAUX ENTRE COPINES

Secret de tournages et cinéma : 7 films qui ont été tournés à Bordeaux ou en Gironde

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  • Le corniaud : en 1967, on y voit le Grand Théâtre et la place de la comédie
  • « A la folie, pas du tout » : ce thriller fait partie de mes films préférés. Les personnages joués par Audrey Tautou et Samuel Le bihan, sont exceptionnels et on y voit Bordeaux dans un grand nombre de plans. Même si quelques incohérences : Audey Tautou traversant le Pont de Pierre en direction de la Rive droite pour aller à pied à l’aéroport 😉 Qu’est ce qu’on invente pas pour pouvoir filmer ce pont sublime !
  • Vidocq dans le quartier saint Michel
  • Se souvenir des belles choses : tourné à Bordeaux, dont une scène très émouvante au musée des beaux arts de Bordeaux devant le tableau « l’homme ailé ou l’ange déchu » d’Odilon Redon
  • Papa ou Maman 2 sur le Bassin d’Arcachon, à Arcachon quartier des Abatilles, et une scène dans un club de Squash de Biganos
  • Camping : évidemment ! tournés à la Teste de buch, mais aussi Arcachon et au Cap Ferret
  • Les petits mouchoirs : On se rappelle de cette maison immense où la bande de copains de François Cluzet file se ressourcer au Cap Ferret ! Située à La Conche du Mimbeau. On y arrive par le village des pêcheurs et une petite rue  «l’avenue de la Conche».

Vous en connaissez d’autres ?

CULTURE, LA PAUSE FEMININE

Le ciel attendra : un film difficile mais nécessaire …

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L’histoire :

« Sonia, 17 ans, a failli commettre l’irréparable pour « garantir » à sa famille une place au paradis. Mélanie, 16 ans, vit avec sa mère, aime l’école et ses copines, joue du violoncelle et veut changer le monde. Elle tombe amoureuse d’un « prince » sur internet. Elles pourraient s’appeler Anaïs, Manon, Leila ou Clara, et comme elles, croiser un jour la route de l’embrigadement… Pourraient-elles en revenir? »

J’ai eu la chance de découvrir ce film en avant-première à l’UGC Ciné cité de Bordeaux et de pouvoir écouter les réponses de la réalisatrice Marie-Castille Mention-schaar (Les héritiers) aux questions des spectateurs.

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Selon des chiffres du gouvernement français cités en mai, près de 9.300 personnes sont recensées pour « radicalisation violente », dont 30% de femmes et 20% de mineurs.

Ce film est très émouvant, avec des acteurs extrêmement talentueux et touchants. Sandrine Bonnaire, Zinedine Soualem et Clothilde Courau sont au plus juste des émotions de désespoir et d’amour pour leurs enfants. Les jeunes actrices sont épatantes (Noémie Merlant est impressionnante, je l’avais déjà vu dans le téléfilm « les filles du Plessi » : une actrice à suivre !)

Entre fiction et documentaire, on plonge dans ces histoires de jeunes filles à la base simples et sans complication qui vont tomber entre les mains de Daech pour partir en Syrie.

Les rouages d’une radicalisation sont décortiqués et analysés pour nous aider à mieux comprendre ce phénomène dramatique.

On découvre le travail de Dounia Bouzar, directrice du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam (CPDSI) : une femme engagée et passionnée !

Mais surtout en tant que maman d’une fille de 11 ans, j’ai vraiment mesuré à quel point l’adolescence est une période de mystères pour les parents et de difficultés pour laisser son espace à l’ado tout en essayant un maximum de garder un contact bienveillant pour tous les passages compliqués qu’il pourrait vivre.

La bande originale est aussi terriblement poignante.

Bref un film à voir pour savoir et peut-être comprendre.

En salle le 5 octobre 2016